La Validation des Acquis de l'Expérience, la VAE, c'est ...
   
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La Validation des Acquis de l'Expérience, la VAE, c'est ...

... une nouvelle voie pour obtenir tout ou partie d’un diplôme à finalité professionnelle, un titre ou une certification professionnelle figurant sur une liste validée par la Commission Nationale des Certifications Professionnelles, « le Répertoire National des Certifications Professionnelles ». La voie d’accès au diplôme ou titre professionnel par la VAE s’ajoute donc aux voies scolaires et universitaires, à la formation professionnelle continue, à l’apprentissage et a la même valeur.

Par un autre moyen que la formation, il est désormais possible pour toute personne engagée dans la vie active depuis au moins 3 ans, d’obtenir un diplôme, un titre ou une certification professionnelle en faisant reconnaître son expérience professionnelle et les compétences développées dans son activité. Elle doit pour cela déposer une demande de validation auprès des organismes qui délivrent les certifications.

La validation des acquis de l'expérience est désormais un droit individuel inscrit dans le livre IX du code du travail et dans le code de l'Education par la loi de modernisation sociale votée le 17 janvier 2002.

La validation des acquis n'est pas un dispositif nouveau puisque la loi avait déjà mis en place la validation des acquis professionnels ( loi du 27 janvier 1984 et du 20 juillet 1992 ) mais la Validation des Acquis de l'Expérience étend l'accès et le champ de la validation :
  • elle s'applique à l'ensemble des diplômes et titres à finalité professionnelle et des certificats de qualification,
  • elle prend en compte les compétences professionnelles développées au travers d'activités salariées, non salariées et bénévoles, en rapport avec le contenu du titre ou diplôme
  • le jury de validation peut accorder la totalité de la certification,
  • la durée de l'expérience considérée est d'au minimum de trois ans.

La validation est un droit individuel mais ne constitue pas une obligation. Elle se fait à la demande de la personne. Des clauses de protection du travailleur sont prévues en particulier sur la confidentialité des informations communiquées dans le cadre de la demande de validation et dans le fait que des professionnels membres du jury ne peuvent appartenir à l’entreprise ou à l’organisme de la personne demandant la validation.

Un congé de validation est institué. Il permet à un salarié sous certaines conditions d’obtenir une autorisation d’absence de 24h au maximum.

Une prise en charge financière peut être accordée par un organisme paritaire agréé au titre du CIF, tant pour ce qui concerne la rémunération que pour les frais afférents à la validation.

Enfin, les actions de validation des acquis comme les bilans de compétences entrent désormais dans le champ des actions de formation et, en conséquence, sont imputables dans le cadre du plan de formation.